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Guide pratique · Épicerie & dépanneur

Calculer sa marge en épicerie — sans se mentir à soi-même.

La marge est le chiffre le plus important d’un commerce d’alimentation — et l’un des plus souvent mal calculés. Confondre marge et majoration fait vendre trop bas ; des coûts périmés font croire à une marge qui n’existe plus. Ce guide donne les formules exactes, les trois pièges classiques, et la seule vraie façon de regagner de la marge sans monter les prix : mieux acheter. Vous ne trouverez pas ici de « marge moyenne de l’industrie » : le seul chiffre qui compte est le vôtre, calculé sur des coûts à jour.

La formule qui évite de vendre trop bas
coût ÷ (1 − marge)

Pour viser 25 % de marge sur un produit qui coûte 3,00 $ : 3,00 ÷ 0,75 = 4,00 $. Majorer le coût de 25 % (3,75 $) n’aurait donné que 20 % de marge.

Marge et majoration, ce n’est pas pareil — le détail ci-dessous.

Les formules, avec exemples
01

Marge brute (%)

(Prix de vente − coût) ÷ prix de vente × 100. Un produit acheté 4,25 $ et vendu 5,49 $ : (5,49 − 4,25) ÷ 5,49 = 22,6 %. C’est le pourcentage de chaque dollar de vente qui reste pour payer le loyer, la paie — et vous.

02

Majoration (markup) — l’autre calcul

(Prix de vente − coût) ÷ coût × 100. Le même produit : (5,49 − 4,25) ÷ 4,25 = 29,2 %. La majoration est toujours plus grosse que la marge — c’est pour ça qu’on se pense « à 30 % » alors qu’on est à 22 %. Pour viser une marge précise : prix = coût ÷ (1 − marge visée).

03

Marge en dollars — celle qui paie le loyer

Marge % × prix × volume vendu. Un produit à 40 % de marge qui se vend deux fois par semaine rapporte moins qu’un produit à 20 % qui part vingt fois. Classez vos produits par marge en dollars par semaine, pas par pourcentage — le palmarès change complètement.

04

Marge pondérée par département

(Ventes totales du département − coût des produits vendus) ÷ ventes totales. C’est la seule marge comparable d’une période à l’autre : elle absorbe le panier réel — les produits d’appel à faible marge comme les produits payants. Calculez-la par département, chaque mois, sur des coûts à jour.

Les trois pièges

Une marge calculée sur un coût périmé n’est pas une marge. C’est un souvenir.

Les coûts périmés. Chaque liste de prix fournisseur non reportée dans la caisse fausse la marge de dizaines de produits d’un coup — dans le mauvais sens, puisque les coûts montent plus souvent qu’ils ne baissent. C’est le piège nº 1, et il se règle : les 4 méthodes de mise à jour des prix fournisseurs. La freinte ignorée. Casse, vol, péremption : la marge réelle est toujours sous la marge théorique — suivez l’écart entre les deux plutôt que de l’ignorer. Les formats mélangés. Un coût à la caisse de 12 comparé à un prix à l’unité : l’erreur classique qui fait « vendre à perte » sans le savoir. Toujours ramener coût et prix au même format.

Et le levier oublié : la marge se gagne aussi à l’achat. Commander chaque produit chez le fournisseur le moins cher — parce qu’on peut enfin comparer — a redonné de la marge sur chaque commande à l’épicerie du cas, en plus des 56 000 $ de temps récupérés.

Les gabarits qui vont avec
La marge par produit se calcule toute seule dans le gabarit d’inventaire (.xlsx gratuit) → et le meilleur prix d’achat se repère avec le gabarit de comparaison de prix fournisseurs →
Vos vrais chiffres

Votre marge réelle, sur des coûts à jour.

En 20 minutes, on regarde comment vos coûts entrent dans votre caisse et ce que ça fausse dans vos marges — et je vous dis quoi fiabiliser en premier. Gratuit, sans obligation.