Guide · Maintenance · PME du Québec
Maintenance d’un logiciel sur mesure : combien par année, et quoi exiger
En bref
Prévoyez un budget d’entretien annuel : Witify, une firme québécoise, recommande 10 à 15 % du coût initial par année, soit 2 000 $ à 3 000 $ par année pour un système de 20 000 $. Ce budget couvre l’hébergement, les sauvegardes, les mises à jour de sécurité, les corrections et les petites évolutions. Avant de signer, exigez le code source, la documentation et les accès au nom de votre entreprise : c’est ce qui vous protège si le fournisseur disparaît.
Que couvre la maintenance d’un logiciel sur mesure ?
- Les corrections : un calcul qui se trompe, un écran qui plante, un rapport qui ne sort plus.
- La sécurité : mises à jour des bibliothèques, du serveur et des certificats. Un logiciel qu’on ne met jamais à jour devient vulnérable, même s’il fonctionne.
- Les sauvegardes : automatiques, et surtout testées par une restauration réelle.
- L’hébergement : serveur ou infonuagique, nom de domaine, courriels envoyés par le système.
- La compatibilité : nouvelles versions de Windows, des navigateurs, du logiciel comptable relié. Exemple récent : Windows 10 n’est plus supporté depuis le 14 octobre 2025 (Microsoft).
- Les petites évolutions : un champ de plus, un nouveau rapport, une règle qui change.
Combien coûte la maintenance par année ?
La règle publiée par Witify, une firme québécoise, est de 10 à 15 % du coût initial par année. Pour un système de 20 000 $, comptez donc 2 000 $ à 3 000 $ par année, hébergement en plus selon l’usage.
Chez moi, le soutien se convient ensemble après la livraison — à la tranche, ou selon une entente mensuelle — et le système vous est remis documenté, avec tous ses accès. Vous n’êtes jamais obligé de rester.
Que doit préciser un contrat de maintenance ?
- le délai de réponse pour une panne bloquante, et pour une demande ordinaire ;
- ce qui est inclus (corrections, mises à jour de sécurité, sauvegardes) et ce qui est facturé à part (évolutions) ;
- la fréquence des sauvegardes et le test de restauration ;
- le prix des évolutions : forfait par demande ou banque d’heures ;
- la réversibilité : remise du code, de la documentation et des accès si vous changez de fournisseur.
Que se passe-t-il si le développeur disparaît ?
Sans le code source et les accès, chaque correction devient un contournement. Avec eux, un autre développeur peut reprendre le logiciel. Attention : au Canada, l’auteur d’un logiciel en est le premier titulaire du droit d’auteur, et une cession n’est valable que si elle est écrite et signée (Loi sur le droit d’auteur, art. 13). Un fournisseur externe ne vous cède donc pas le code par défaut : prévoyez-le au contrat.
Si c’est déjà arrivé, la méthode est dans le guide pour reprendre un vieux logiciel.
La maintenance fait partie de vos obligations sous la Loi 25
Si votre logiciel contient des renseignements personnels (clients, employés), vous devez prendre des mesures de sécurité raisonnables et tenir un registre des incidents de confidentialité (Commission d’accès à l’information). Un logiciel jamais mis à jour, sans sauvegarde testée, est difficile à défendre après un incident.